Chapitre 4 – Acheter son cocker?

CHAPITRE 4

 

ACHETER SON COCKER?

Inscrit ou non ?

L’avez-vous noté? Le cocker a quitté le top 10 des chiens ins­crits auprès de la Société centrale canine. Or, sur de nombreuses grandes affiches publicitaires, de plus en plus de marques d’ali­ments décorent leurs productions, leurs sacs et leurs boîtes, avec des cockers. En outre, à en juger par le nombre de cockers que je fournis, alors que chez moi, on peut avoir toutes les races de chiens, à en juger donc par l’évidence, le cocker est, chez moi, le chien que les gens réclament le plus.

Mais souvent ils ne veulent plus de chien « inscrit », « à pedi­gree », parce qu’ils ont constaté que cela ne leur servait à rien.

Pourtant, un livre des origines est un outil de premier choix lorsqu’il s’agit de maintenir et, mieux, d’améliorer une race.

Le club du cocker, par exemple, a réussi à régler presque entièrement le problème du caractère ombrageux du cocker, par l’élimination impitoyable des animaux douteux, et, à l’opposé, par la mise en valeur de ceux qui, au contraire, possèdent un carac­tère agréable à vivre, tout en gardant l’énergie nécessaire à l’exer­cice du métier du chien de chasse.

Donc, pour remercier ces personnes efficaces et les encoura­ger des efforts innombrables qu’elles soutiennent pendant des années, il me semble que, sauf si le prix est extraordinaire différent, il est bon de préférer un chien inscrit au LOF. Même si effectivement cela ne sert à rien pour le particulier.

En conclusion, choisir un chiot, LOF ou non LOF, relève de la décision de chacun. Tout en sachant que beaucoup d’éleveurs, aujourd’hui, cessent de vendre des chiots LOF, dans la mesure où cela les engage d’une manière extrêmement injuste parfois.

J’en veux pour preuve les assurances et les garanties concer­nant ce qu’on appelle les vices rédhibitoires, par exemple, l’atro­phie progressive de la rétine, ou la dysplasie de la hanche.

Jamais un éleveur ne devrait être tenu pour responsable de la survenue d’une dysplasie de la hanche, s’il a utilisé des parents indemnes. Malheureusement, il est tenu de rembourser tous les frais, et éventuellement le chien, si cette dysplasie se révèle dans les cinq ans qui suivent l’achat.

Chacun comprendra qu’un éleveur ne peut pas s’engager sérieusement dans cette direction, sauf à être prêt à arrêter l’éle­vage, c’est-à-dire la passion de sa vie, le jour où, par malheur, tou­te une portée de chiots deviendra dysplasique, et où tous les ache­teurs de cette portée demanderont, cinq ans après, le remboursement des animaux et des frais vétérinaires entraînés par cette affection.

Actuellement, donc, la cynophilie est partagée entre des ache­teurs de plus en plus exigeants, et à juste titre, et des produc­teurs de plus en plus écrasés par des règlements administratifs et des obligations légales sans fin et toujours plus compliquées.

Si cette situation devait durer, nous arriverions à un marché où il n’y aurait plus que quelques chiens très, très chers. La loi Jospin-Glavany de 1999 a d’ailleurs lancé cette tendance.

De toute façon, un point est évident : si le chien français est le plus cher du monde, c’est à cause de toutes les réglementations, de toutes les taxes qui pèsent sur la production des chiots.

Ceux-ci ne sont pas forcément de meilleure qualité que leurs cousins

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