Chapitre 8 – L’élevage

CHAPITRE 8

 

L’ELEVAGE

 

Ce ne sont pas des bêtes…

La sexualité du cocker

Comme chez tous les canidés, les femelles sont en chaleur deux fois par an, généralement au printemps et à l’automne.

Les mâles sont toujours disponibles, surtout s’il s’agit d’éta­lons déclarés, ayant déjà pratiqué des saillies.

Les chaleurs chez les femelles se caractérisent par une modification importante du comportement, et par des saignements plus ou moins importants.

Les chaleurs démarrent le jour où la première trace rosée apparaît sur la vulve, maintenant un peu gonflée, de la femelle.

Quelquefois, et notamment pour les chiens qui vivent à l’ex­térieur, on ne remarque pas ce premier saignement, lequel peut parfaitement s’arrêter pendant quelques jours, et repartir de plus belle. Cette disparition momentanée des saignements amène beaucoup de saillies ratées, dans la mesure où la ponte ovulaire survient normalement au treizième jour après le tout premier saignement.

On arrive donc quatre ou cinq jours trop tard auprès de l’éta­lon, croyant de bonne foi qu’on est au treizième jour, alors qu’on est au dix-huitième.

Ces dates et ces repères ne sont pas établis avec garantie du gouvernement. Certaines femelles sont saillies à plus de vingt jours, et produisent quand même des chiots.

Quant aux primipares, celles qui n’ont jamais porté, elles sont quelquefois fécondables au neuvième jour de leurs chaleurs.

Pour le reste, pendant les chaleurs, les modifications hormo­nales que connaît la lice, on appelle ainsi une femelle d’élevage, l’amènent à rejeter momentanément les hiérarchies établies.

C’est à ces périodes de chaleurs qu’il y a les bagarres les plus dramatiques entre femelles qui vivent ensemble.

Par cette remise en cause des hiérarchies, les femelles délais­sées et écrasées dans la vie courante peuvent quand même repro­duire. Car elles n’hésitent pas à aller au mâle par la force, s’im­posant à leurs supérieures habituelles qui veulent tout pour elles et rien pour les autres…

Il faut noter un phénomène curieux : souvent, lorsqu’une femelle très dominante est en chaleur, elle interdit aux autres femelles de tomber en chaleur à leur tour. Lorsqu’on retire cette femelle dominante, castratrice peut-on dire, aussitôt les autres femelles entrent en chaleur elles aussi.

Si vous voulez vraiment être certain de mettre de votre côté toutes les chances de réussir la fécondation, appuyez votre saillie, c’est-à-dire réitérez l’accouplement 24 heures ou mieux 48 heures après le premier. La durée de vie du spermatozoïde étant de 24 heures, cela vous permet de balayer le plus large possible autour de la date présumée de la ponte des ovules chez la femelle.

Il va sans dire qu’il ne faut pas faire saillir une femelle trop jeune, même si certains éleveurs pratiquent ainsi. En effet, eux savent parfaitement dans quel but ils font saillir quelquefois à la première chaleur. Vous n’êtes pas parvenu à ce point technique.

Veillez également à ce que votre chienne soit en pleine forme, qu’elle ait été vermifugée régulièrement avant la saillie. Pour ma part, je vermifuge et je revaccine une chienne saillie dans la semaine qui suit l’accouplement. Je recommence d’ailleurs ce même vermifuge au milieu de la gestation, c’est-à-dire un mois après la saillie, puis quelques jours après la mise bas, laquelle se déroule généralement entre

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